icone-ronds-eau_menu-rnr PRÉSENTATION

Carte d’identité

La Réserve Naturelle Régionale des Isles du Drac a été créée le 8 juillet 2009 par la Région Rhône-Alpes.

Elle s’étend sur 15 km de long et 805 hectares au sud de Grenoble entre le barrage EDF de Notre-Dame-de-Commiers et Pont-de-Claix. Elle concerne 9 communes : Vif, Varces-Allières et Risset, Claix, Pont-de-Claix, Champ-sur-Drac, Champagnier, Saint-Martin-de-la-Cluze, Notre-Dame-de-Commiers, Saint-Georges-de-Commiers.

Vue sur l'amont de la réserve

Le site abrite différents milieux naturels le long d’une des dernières rivières en tresses des Alpes du Nord. Il est soumis à des influences climatiques allant du montagnard au méditerranéen. Ce contexte permet la présence de milieux naturels variés et on dénombre aujourd’hui 703 espèces floristiques et 482 espèces faunistiques réparties sur environ 50 habitats différents.

Territoire

Issus du massif du Champsaur (Écrins, Hautes-Alpes), le Drac blanc et le Drac noir se rejoignent pour former le Drac. Ce torrent parcourt 130 km avant de se jeter dans l’Isère en aval de Grenoble. Le périmètre de la Réserve se situe au sud de Grenoble dans le département de l’Isère, le long d’une portion du Drac aval qui va du barrage de Notre-Dame-de-Commiers jusqu’au Pont Lesdiguières au Pont-de-Claix. Elle se trouve dans le périmètre de la Métropole grenobloise, sur le contrat de Rivière du Drac et dans le territoire de la CLE (Commission Locale de l’Eau) Drac Romanche. La RNR des Isles du Drac est une des plus grandes réserves naturelles régionales de la région Auvergne Rhône-Alpes. Son classement a été justifié par la présence sur le site de nombreuses espèces animales et végétales à fortes valeurs patrimoniales, mais également par des particularités hydrogéologiques remarquables.

Vue sur le Drac depuis Roche Courbière

Le tronçon de la Réserve Naturelle Régionale des Isles du Drac présente un espace de divagation et de tressage du lit majeur d’intérêt patrimonial à l’échelle régionale qui permet la présence d’une faune et d’une flore riche et diversifiée, et ce, malgré un endiguement ancien. Une des autres caractéristiques de cette Réserve repose sur la présence forte d’activités d’exploitation de la ressource pour l’électricité et pour l’eau potable (puits de captage, ouvrages hydroélectriques,…). En effet, la nappe alluviale du Drac possède des caractéristiques qualitatives et quantitatives exceptionnelles au niveau régional. Le gestionnaire de la Réserve a pour mission de protéger les milieux naturels et leurs espèces, tout en prenant en compte les activités humaines pré-existantes, qui peuvent avoir des impacts plus ou moins importants sur cet environnement.

Historique

  • Le lit du Drac a subi de nombreux aménagements depuis que les Hommes s’y sont installés, allant des digues de protection au captage de l’eau potable, en passant bien sûr par les barrages hydroélectriques qui ont fortement altéré son fonctionnement naturel.
  • Le dernier est le barrage de Notre-Dame-de-Commiers en 1963. Celui-ci détourne la majorité du débit du cours d’eau dans une conduite artificielle ne laissant qu’un faible débit réservé dans le lit naturel. Cette importante dérivation couplée à une très forte infiltration naturelle des eaux du Drac dans le sol de son lit (bancs de galets sur tout le linéaire) fait que le Drac disparaissait complètement 3 km avant sa confluence avec la Romanche. Cette rupture hydraulique et écologique, ne laissant qu’un désert de galet entre les deux cours d’eau, était jugée insatisfaisante sur le plan environnemental par les acteurs du territoire.
  • Le SAGE (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux) du Drac et de la Romanche élaboré par la CLE (Commission Locale de l’Eau) planifie les actions menées sur l’eau. Un axe de travail consistait à rétablir la continuité hydraulique du Drac avec la Romanche et sécuriser ce site, fréquenté malgré les arrêtés préfectoraux l’interdisant. Après plusieurs études, le statut de Réserve Naturelle Régionale s’est avéré être l’outil le plus approprié pour traiter ces problématiques et mettre en œuvre la gestion des milieux naturels préservés et encore en bon état.
  • Ainsi, la Réserve fut crée le 8 juillet 2009 par le Conseil Régional de Rhône Alpes, et permis d’encadrer le projet de remise en eau de la partie asséchée. Après une longue concertation avec les acteurs du site et du territoire, le débit au niveau du barrage a pu être augmenté jusqu’à 5,5m 3 par seconde, permettant ainsi au Drac de rejoindre à nouveau la Romanche et à la vie de circuler et s’installer à nouveau. Cette première action, d’importance majeure d’un point de vue environnemental, a été mise en œuvre en septembre 2015.

 

Organisation

Affichette Reserve

Une réserve : comment ça marche ?

En fonction des enjeux, de la situation géographique et du contexte local, le classement en réserve naturelle est opéré par l’État, par la Région ou par la collectivité territoriale de Corse. Dans tous les cas, la création des réserves naturelles fait l’objet de consultations locales avec les collectivités, les privés et usagers divers. L’autorité administrative, à l’initiative du classement, confie la gestion à un organisme local appelé le gestionnaire.

Chaque réserve naturelle est ainsi placée sous l’autorité administrative :

Cette autorité administrative constitue alors un comité consultatif et désigne un organisme gestionnaire.

Le comité consultatif

Il rassemble les principaux partenaires locaux de la réserve naturelle : services de l’État, collectivités territoriales, propriétaires, représentants des usagers, associations de protection de la nature et personnalités scientifiques. Il se réunit au moins deux fois par an, sur convocation, pour évaluer la mission de l’organisme gestionnaire et orienter ses choix.

Le comité consultatif de la RNR des Isles du Drac est composé de 52 membres représentatifs des propriétaires, des enjeux et des acteurs du territoire. Il est présidé par Mme Marie-Claire TERRIER, conseillère régionale à la Région Auvergne Rhône-Alpes.

Le conseil scientifique

Afin de mutualiser les compétences scientifiques, l’État et la Région Auvergne Rhône-Alpes ont créé en décembre 2014 un conseil scientifique commun aux 4 réserves naturelles alluviales du secteur : la réserve naturelle nationale (RNN) de l’Ile de la Platière, la RNN des Ramières du Val de Drôme, la RNN du Haut-Rhône Français et la RNR des Isles du Drac.

Ce regroupement permet notamment de mener une réflexion commune sur des problématiques rencontrées dans les écosystèmes alluviaux à l’échelle régionale.

L’organisme gestionnaire

Depuis la création de la réserve naturelle en 2009, le gestionnaire de la RNR des Isles du Drac est le SIGREDA.

Une réserve peut également être gérée par des associations de protection de la nature, des établissements publics (parcs nationaux, office national des forêts, office national de la chasse et de la faune sauvage, etc.) ou d’autres collectivités territoriales ou groupement de collectivités (parcs naturels régionaux, syndicats mixtes, etc.). Le champ d’intervention du gestionnaire est large et s’étend notamment à :

  • l’application de la réglementation

Chaque réserve naturelle est dotée d’une réglementation spécifique et adaptée au contexte local. Certains agents des réserves naturelles sont commissionnés par le Ministre chargé de l’Environnement et assermentés par le Procureur pour exercer une mission de police de la nature.

  • le suivi scientifique et l’évaluation du patrimoine naturel

Il se fait par la mise en œuvre du plan de gestion de la réserve naturelle et par l’application, notamment de protocoles scientifiques.

  • la réalisation d’actions de gestion écologique

Les actions se font sur la base du plan de gestion. Elles sont nécessaires au maintien ou à la restauration du patrimoine de la réserve naturelle. Elles sont réalisées directement ou par contrat avec des propriétaires, des agriculteurs, etc.

  • la sensibilisation des publics

En respectant les enjeux liés à la conservation du patrimoine, la sensibilisation passe par l’information et l’accueil de divers publics. Les réserves naturelles accueillent chaque année environ 10 millions de visiteurs (dont 25% d’étudiants ou scolaires) (Sources : Portrait des Réserves Naturelles de France 2018).

  • la gestion administrative, telles que les demandes d’autorisations de travaux, la gestion financière
  • la gestion du personnel recruté pour l’exercice de ses missions.

De gauche à droite : Séverine LOUIS, Garde animatrice ; Léo POUDRE, Chargé de mission ; Jessica BRUGGEMAN, Conservatrice garde ; Pierre RADESCHI, Garde technicien ; Sylvie GARCIA BARIANI, assistante administrative (absente sur la photo).

Les organismes financeurs

La Région Auvergne Rhône-Alpes finance les réserves naturelles classées par son Conseil régional. Les subventions sont accordées pour la réalisation et la mise en œuvre des plans de gestion. D’autres aides peuvent être mobilisées auprès de partenaires privés ou publics (Département, Union Européenne…).

Ainsi, le budget de fonctionnement et d’investissement de la Réserve Naturelle Régionale des Isles du Drac provient essentiellement de subventions de la Région Auvergne Rhône-Alpes, mais également de Grenoble Alpes Métropole et de fonds EDF/Commission Locale de l’Eau Drac Romanche, de l’Agence de l’Eau pour des investissements liés à la restauration des milieux aquatiques et de la SPL des Eaux de Grenoble Alpes (fonctionnement).

             

 

icone-ronds-eau_menu-rnr Patrimoine Naturel

Milieux Naturels

La Réserve Naturelle des Isles du Drac abrite une grande diversité d’espèces et de milieux naturels le long de cette rivière en tresse et des zones humides et boisements l’accompagnant. Les différents milieux s’organisent en une multitude de mosaïques d’habitats (une cinquantaine) abritant de nombreuses espèces très diversifiées. Parmi ces habitats, 19 sont d’intérêt communautaire dont 3 sont prioritaires (La Cladiaie, la saulaie alluviale arborescente et l’Aulnaie-Frênaie, l’Aulnaie-Peupleraie et la Frênaie-Peupleraie).

Ces habitats se répartissent sur quatre grands types de milieux naturels :

  • Le lit mineur du Drac : entre eaux courantes et galets

Le lit mineur est constitué de la rivière elle-même et des bancs de galets qu’elle charrie au gré de sa dynamique. Les eaux courantes sont le cœur de la rivière. Elles sont constituées d’une alternance de zones calmes et de secteurs plus rapides. La qualité des eaux du Drac est bonne et la rivière abrite nombre d’espèces de poissons dont les truites ou les ombres communs. Les bancs de galets qui constituent les berges et les « Isles » apparentes entre les chenaux courants du Drac, permettent quant à eux la présence d’espèces typiques de faune (des oiseaux comme le Chevalier guignette et le Petit Gravelot) et de flore (Saule faux daphné, Peuplier Noir, Myricaire d’Allemagne..). Ces milieux sont en mouvement permanent et évoluent au gré des débits de la rivière. Ils sont parfois soumis à la puissance des crues. Le lit mineur et les milieux naturels qu’il héberge sont alors remaniés et régénérés.

  • Les zones humides et plans d’eau annexes

Le lit majeur du Drac abrite un réseau de plans d’eau et zones humides annexes en bon état de conservation. Ces zones peuvent prendre la forme de bras morts, d’étangs ou de canaux directement connectés ou alimentés par l’eau de la rivière ou de sa nappe souterraine. Les zones humides sont naturellement présentes autour d’une rivière non aménagée. Elles permettent de stocker l’eau en cas de surplus, de la restituer en cas de manque et de la filtrer pour la purifier. C’est un service écologique très utile à moindre coût ! Ces milieux annexes constituent des habitats spécifiques pouvant accueillir des espèces adaptées aux zones humides. On y trouve de nombreuses libellules dont l’Agrion de Mercure, des oiseaux tels que les hérons, des amphibiens (Crapaud Calamite, Alyte accoucheur, Grenouilles vertes), ou des tortues aquatiques comme la Cistude d’Europe. 

Les roselières :

La Réserve abrite de nombreuses zones de roselières, le long des étangs, des canaux ou directement en bord du Drac. Elles constituent des habitats d’intérêt patrimonial. Protégées des mouvements d’eau et des prédateurs, elles permettent à de nombreuses espèces de s’y réfugier, s’y nourrir et s’y reproduire (Blongios nain, Rousserolle turdoîde, Grèbe castagneux, Bihoreau gris, Héron pourpré…).

  • Les milieux secs des terrasses déconnectées du Drac

Sur les bords du Drac, des terrasses sèches formées autrefois par l’accumulation de sédiments abritent des milieux particuliers, notamment à Chasse Barbier, site accessible depuis Vif. Ces milieux secs sont constitués par:

– des zones boisées peu denses du fait des conditions difficiles, la nappe se trouvant plusieurs mètres en sous-sol sous les galets ;

– des pelouses sèches, abritant une grande variété de fleurs typiques. Parfois très secs et soumis à de fortes chaleurs l’été, ces milieux originaux accueillent une grande richesse floristique, et les cortèges d’insectes les accompagnants. On peut y trouver notamment des espèces de flore comme les Ophrys Abeille ou Bourdon ainsi que d’autres Orchidées telle l’Orchis pyramidale ou l’Orchis homme pendu. Concernant la faune, ces milieux sont propices aux insectes, comme l’Azuré du Serpolet ou le Lucane cerf-volant, ainsi qu’à de nombreux reptiles, telle la Coronelle girondine ou le Lézard vert. L’Engoulevent d’Europe trouve dans ces boisements clairsemés un site de vie estivale idéal !

  • Les forêts alluviales, liées au fonctionnement de la rivière

Les forêts alluviales sont associées aux bords de cours d’eau. Leur fonctionnement est étroitement lié à celui de la rivière et aux fluctuations de la nappe souterraine. Elles se raréfient car beaucoup d’aménagements de rivières n’ont pas laissé de place pour ces boisements. Ces forêts jouent pourtant un rôle très utile en captant et en épurant de grandes quantités d’eau, en maintenant les sols et en abritant une biodiversité importante. Le Drac contient plusieurs secteurs de forêts alluviales en bon état. Ce sont des boisements luxuriants majoritairement constitués de peupliers noirs, d’aulnes blancs, de frênes et de nombreux arbustes. Ces milieux abritent des espèces emblématiques telles que l’Iris fétide, le Pic épeiche, favorisés par les vieux boisements, ainsi que d’autres espèces forestières ou affectionnant la proximité de l’eau : le castor, l’écureuil, la martre et les oiseaux comme la bouscarle de cetti ou le martin pêcheur.

Faune

Il existe une très grande diversité d’espèces animales sur la RNR des Isles du Drac, due en majeure partie à l’existence de nombreux milieux qui sont autant d’habitats différents capables de les accueillir. Environ 466 espèces sont présentes au sein de la RNR et 80 d’entre elles présentent un fort intérêt patrimonial parmi les mammifères, les oiseaux, les poissons, les reptiles, les amphibiens et les insectes et les autres espèces. De plus, le site se présente comme un carrefour entre les deux climats montagnard et méditerranéen, avec leurs influences propres. Par exemple, le fort ensoleillement et la chaleur estivale de la basse vallée du Drac sont favorables au développement de quelques espèces méditerranéennes, bien plus au nord de leurs aires de répartition habituelles.

Castor

Un des animaux les plus emblématiques du site demeure le castor. Il figure sur la liste rouge des espèces menacées en France et fait l’objet d’une réglementation très stricte qui vise à protéger tant l’animal que son habitat. On peut citer l’engoulevent d’Europe, qui vient nicher en été dans les forêts clairsemées et sèches. Parmi les insectes, les odonates (libellules et demoiselles) ne sont pas en reste, avec notamment l’Agrion de Mercure, une espèce protégée. Les reptiles sont bien présents aussi puisque que l’on peut rencontrer des lézards vert, ou encore 6 des 7 espèces de serpents recensées en Isère. Certaines espèces typiquement liées à l’eau sont présentes (la truite fario, le martin pêcheur, le grand cormoran ou encore le petit gravelot lié pour sa part au banc de galets…).

Faune RNR

Flore

On compte environ 706 espèces végétales présentes sur le site de la RNR des Isles du Drac. Cette richesse floristique est possible grâce à plusieurs paramètres comme la diversité géomorphologique des milieux, de l’influence des versants montagnards ou des affinités méditerranéennes du secteur. Elles sont réparties dans différents ensembles, à savoir des espaces plus ou moins liés directement à la rivière, des zones humides, des forêts,… Parmi les espèces répertoriées, certaines sont des espèces introduites par l’Homme, ce qui n’est pas sans conséquences sur les espèces natives.

Quelques espèces végétales font l’objet d’un statut de protection sur l’ensemble du territoire national ou d’un statut de protection valable sur le territoire de la région Auvergene Rhône-Alpes. De plus 38 espèces ont un fort intérêt patrimonial au sein desquelles on en trouve 26 inscrites au Livre rouge régional et 15 qui sont déterminantes de Zone d’intérêt écologique faunistique et floristique (ZNIEFF). La présence sur le site de ces végétaux est le reflet de la qualité du milieu puisque ce sont souvent des espèces très fragiles et sensibles aux changements pouvant affecter leur environnement.

On peut citer certaines espèces typiques des milieux alluviaux et bancs de galets (Argousier, Saule, Épilobe à feuille de romarin, Peuplier…), d’autres aux milieux secs et ensoleillés (nombreuses Orchis et Ophrys, Astragale de Montpellier, Immortelle, …).

On dénombre 8 espèces protégées au niveau régional, que sont :

L’Ail rocambole (Allium scorodoprasum), le Cirse de Montpellier (Cirsium monspessulanum), l’Inule de Suisse (Inula helvetica), le Jonc à feuilles aplaties (Juncus alpino articulatus ssp. fuscoater), le Micrope dressé (Bombycilaena erecta), l’Ophioglosse (Ophioglossum vulgatum), la Renoncule scélérate (Ranunculus sceleratus) et la massette naine (Typha minima).

 

icone-ronds-eau_menu-rnr Pédagogie

Animations

Parmi les missions d’une réserve naturelle figure celle de l’éducation à l’environnement pour tous les publics. Le fait d’avoir un espace protégé, étudié et valorisé constitue en effet une opportunité intéressante et une valeur ajoutée au sein d’un territoire.

La RNR des Isles du Drac a ainsi débuté en 2014 un travail d’animation et de communication en vue de faire connaître son patrimoine et de sensibiliser au respect de l’environnement.

Les animations peuvent prendre des formes différentes selon les publics : interventions scolaires ou auprès des centres de loisirs et centres sociaux, animations avec des groupes sur demande, ou encore sorties thématiques proposées par la Réserve. Ces actions, majoritairement prévues sur le site en extérieur, peuvent également se décliner sous forme de conférences ou d’interventions en salle.

N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez mettre en place des projets.

 PROGRAMME DES SORTIES DE LA RESERVE

Outils

Les thématiques présentes dans le Drac sont très nombreuses et proposent un vaste panel de sujets à exploiter. De la géomorphologie à l’aménagement des cours d’eau, de l’exploitation de la ressource en eau potable aux milieux naturels variés, chaque sortie et chaque époque de l’année permettent la découverte. Pour valoriser ces thématiques et communiquer plus largement, la Réserve s’est dotée de différents outils, dont une plaquette de présentation, un guide des milieux naturels, et un guide des bonnes pratiques sur le site.

Lors des sorties encadrées par la garde animatrice, différents supports pédagogiques permettent d’aller à la rencontre des spécificités du site, des espèces et milieux naturels jusqu’aux aménagements humains et leurs impacts. Avec les plus petits, différents jeux et quizz permettent l’activité ludique, et l’environnement peut alors devenir un support pour le développement. Au niveau du public scolaire, la RNR des Isles du Drac fait partie du réseau des Espaces Naturels Sensibles du département de l’Isère, ayant pour effet de faciliter la mise en place et le financement de sorties sur le terrain (dispositif « A la découverte des ENS »).

icone-ronds-eau_menu-rnr Actions de gestion

Missions

Les missions de la Réserve Naturelle

Le territoire et les milieux naturels qu’il abrite étant soumis à de fortes pressions, la mission centrale de la Réserve est la préservation et la gestion du patrimoine naturel (faune, flore et milieux). Cela passe par une réglementation des activités, la sensibilisation du public aux questions environnementales, l’amélioration des connaissances sur le patrimoine naturel et la gestion concrète du site pour atteindre un bon état de conservation. Ces missions sont déclinées en actions inscrites dans le plan de gestion de la réserve, document qui cadre les actions à mener pour atteindre les objectifs propres à chaque réserve naturelle.

Sur la Réserve Naturelle des Isles du Drac, les objectifs sont les suivants :

  • Restaurer la dynamique alluviale du Drac,
  • Préserver durablement les milieux et les espèces,
  • Entretenir les sites dégradés,
  • Lutter contre les espèces invasives,
  • Acquérir de nouvelles connaissances scientifiques,
  • Gérer la fréquentation et faire appliquer la réglementation,
  • Mener des actions d’animation et de pédagogie.

Plan de gestion

Toutes les réserves naturelles, qu’elles soient nationales régionales, doivent être dotées d’un plan de gestion. Ce document, propre à chaque Réserve Naturelle fixe les objectifs de travail pour une durée de 5 ans. Il est rédigé par l’organisme gestionnaire et recoit les avis du comité consultatif, du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel ou du Conseil National de Protection de la Nature (Réserve nationales) avant d’être validé définitivement :

  • soit par la commission permanente de la Région concernée (Réserves naturelles régionales),
  • soit par l’État (Réserves naturelles nationales).

Le travail d’élaboration du plan de gestion permet de réaliser le diagnostic du site et d’identifier les enjeux de gestion. Le plan de gestion prévoit les objectifs et les moyens à mettre en œuvre sur le terrain afin d’entretenir ou de restaurer les milieux.

Ce document est organisé en deux parties ou sections :

  • La première section comporte le diagnostic de la Réserve. On y trouve les informations générales sur la Réserve, une description détaillée de l’environnement et du patrimoine naturel, le cadre socio-économique et culturel du site, ses intérêts pédagogiques et enfin la valeur et les enjeux de la Réserve.
  • La deuxième partie traite des enjeux de gestion de la Réserve. En fonction de chacun d’eux, des objectifs de gestion à atteindre sont définis. Un objectif est atteint en une ou plusieurs opérations (ou actions), qui est détaillée, chiffrée et planifiée dans le temps suivant les milieux, les espèces ou les catégories d’usagers. On distingue les objectifs de gestion à long terme (atteignables en plusieurs plans de gestion) des objectifs propres du plan (atteignables en 5 ans). Ce sont ces objectifs à court terme qui sont déclinés en opérations.

À l’issue des 5 années du premier plan de gestion et afin d’en apprécier son efficacité, une évaluation finale est réalisée soit par le gestionnaire, soit par un bureau d’études mandaté par le gestionnaire. Cette évaluation permet de juger de l’efficience, de la cohérence et de la pertinence des opérations et des objectifs qui avaient été planifiés et de prévoir un réajustement, si nécessaire, pour le plan de gestion suivant.
Une fois cette évaluation faite, un nouveau plan de gestion peut être rédigé pour une durée équivalente au premier plan, soit 5 ans.

Plan de gestion de la Réserve Naturelle des Isles du Drac :

Le plan de gestion de la Réserve Naturelle des Isles du Drac a été réalisé par le gestionnaire en lien avec un bureau d’études naturaliste et les associations de protection de la nature locales (LPO, GENTIANA), dans le cadre d’une assistance à maîtrise d’ouvrage. Le groupement choisi a réalisé le diagnostic sur les parties faune, flore et milieux. Le reste du diagnostic du site a été réalisé en interne par le SIGREDA.
Le comité consultatif de la réserve a donné un avis favorable sur les documents présentés en avril 2012. Le plan de gestion a été présenté en mai 2012 devant le Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel et a également reçu un avis favorable.
Il a ensuite été présenté devant la commission permanente de la Région Rhône Alpes, dernière et unique instance de validation de ce travail.
L’année 2017 a marqué la fin du premier plan de gestion. Il a fait l’objet d’une évaluation, et est actuellement en phase de révision. Le nouveau plan de gestion (2019-2023) est en cours de rédaction par le personnel de la Réserve. Le diagnostic a été mis à jour et la nouvelle arborescence a été présentée en comité consultatif le 13 juillet 2018.

Plan de Gestion 2013-2017

Annexes du Plan de gestion 2013-1017

Fiches actions plan de gestion 2013-2017

Synthèse plan de gestion 2013-2017

Atlas cartographique du plan de gestion 2013-2017

Études et suivis

Parmi les missions d’une réserve naturelle, et selon les objectifs définis dans le plan de gestion, l’amélioration des connaissances et l’étude du site constituent des points centraux. Ces démarches demandent des compétences particulières, scientifiques ou techniques, et du temps.
Les études commandées peuvent aussi être en lien avec les impacts ou la compensation des travaux menés sur la Réserve, le site ayant la particularité d’être soumis aux activités humaines telles que telles la production d’hydroélectricité ou le captage de l’’eau potable.
Ainsi, les thématiques abordées peuvent aller de la faune et la flore à la géomorphologie, en passant par l’aménagement du site.

Études réalisées :

  • Étude hydro-éco-morphologique (Burgéap)
  • Étude sur le Crapaud Calamite (LPO Isère)
  • Cartographie des habitats (Gentiana)

Dans le cadre de projets spécifiques, la Réserve peut également effectuer des suivis ou inventaires. Elle peut les réaliser elle-même ou les déléguer. Ainsi, pour suivre les effets de la remise en eau du Drac, différentes actions sont réalisées dans le cadre de protocoles établis. Les indicateurs sont : l’évolution de la flore, du paysage, le suivi des odonates (libellules), ou encore des oiseaux ou de la faune piscicole. Le but étant de mesurer le gain observé avec le retour de l’eau et du rétablissement de la continuité écologique.

icone-ronds-eau_menu-rnr Règlement et accès

Réglementation

L’efficacité de l’outil Réserve Naturelle réside dans le fait qu’elle est dotée d’un moyen de protection réglementaire via sa réglementation. Son fondement juridique provient du Code de l’Environnement. Sur cette base, chaque Réserve peut avoir des règles qui lui sont propres en fonction de son contexte et de ses enjeux. Le Code de l’Environnement prévoit également les sanctions liées au non-respect de la réglementation. Le règlement de la RNR des Isles du Drac est inscrit dans la délibération n°09.08.392 du 15 juillet 2009 du Conseil Régional de Rhône Alpes.

La Réserve Naturelle Régionale des Isles du Drac abrite un patrimoine naturel riche, autour d’une des dernières rivières en tresses des Alpes du nord. Ce territoire inclus au sein de la métropole grenobloise est soumis aux activités humaines (dont les aménagements hydroélectriques et d’alimentation en d’eau potable). La réglementation permet de les encadrer afin de minimiser leur impact sur l’environnement.

L’application de la réglementation

Le site est surveillé par les gardes de la Réserve dont le métier revêt plusieurs facettes, parmi lesquelles la police de l’environnement, l’accueil et l’information du public, les suivis naturalistes et scientifiques, ou encore la réalisation de travaux d’entretien ou de balisage.

Règles à respecter pour la préservation du site

Elles peuvent sembler contraignantes et nombreuses, mais rappelons qu’il y a beaucoup plus d’espaces non réglementés, plus ou moins dégradés, que de sites protégés ! Les atteintes à la faune et la flore sauvages peuvent avoir des conséquences considérables, parfois imperceptibles à court terme (destruction des habitats, fuite, épuisement, abandon des jeunes, rupture de chaînes alimentaires…).

Infractions RNR 

PiétonsAccès autorisés :
Les zones accessibles de la Réserve sont le secteur de Chasse Barbier (depuis la plaine de Reymure à Vif et Varces) et la promenade Thiervoz (depuis Pont-de-Claix et Varces). Le public est autorisé et invité à venir profiter des sites et observer la faune et la flore à pied ou à vélo.

 

Chien admis en laisseChiens admis en laisse :
A Chasse Barbier et sur la promenade Thiervoz, les chiens sont admis s’ils sont tenus en laisse. Ils sont en effet perçus comme des prédateurs qui créent du dérangement pour la faune par leur simple présence (odeur). Attention, la baignade des chiens est interdite dans les étangs de Chasse Barbier.

Atteintes et prélèvements de végétaux, animaux, fossiles interdits : Au sein de la Réserve, toutes les espèces de faune et de flore sont protégées par la réglementation, y compris les plus communes d’entre elles. La cueillette de baies ou fruits ou le ramassage de champignons sont donc interdits, tout comme le prélèvement ou la destruction d’animaux, de nids, d’œufs, de végétaux, ou de fossiles.

Engin motoriséEngins motorisés interdits :
La faune sauvage a besoin de zones de quiétude. Les véhicules à moteur créent des nuisances sonores incompatibles avec la quiétude des lieux et polluent l’air. De plus, ils dégradent le sol et la végétation et présentent un danger pour les promeneurs. La pratique de la moto, du quad et de la voiture sont donc interdits dans l’enceinte de la Réserve sauf pour les professionnels et les ayants droit.

Feu interditFeux interdits :
Les milieux naturels sont fragiles et les espèces sensibles aux dérangements. Les fumées provoquent la fuite de nombreuses espèces animales. Le feu crée une dégradation du sol, et s’il se propage, peut détruire des espèces floristiques et habitats naturels patrimoniaux.

DéchetsDéchets interdits : La faune sauvage et les milieux naturels souffrent des déchets que nous abandonnons. Chacun est responsable de laisser le site propre et préservé de toute dégradation.

Camping et bivouac

Camping et bivouac interdits :
Beaucoup d’espèces sont actives en soirée, et ont besoin de calme. Il est interdit de dormir sur le site, au vu des dérangements et des pollutions que cela peut engendrer.

 

 

Baignade interdite : La baignade est interdite dans les étangs de Chasse Barbier, et sur tout le site de la Réserve.

Règlement de la Réserve

Accès

Accès interditLa RNR des Isles du Drac comprend le lit du Drac, c’est-à-dire la rivière et les berges pouvant être submergés en cas de lâcher d’eau au barrage de Notre-Dame-de-Commiers. Son accès est réglementé par un arrêté préfectoral depuis 1997 interdisant sa fréquentation pour des raisons de sécurité, sauf pour les professionnels ou les activités structurées ayant fait l’objet d’une convention avec EDF (zone en rouge sur la carte).

Les zones accessibles au public sont le site de Chasse Barbier depuis Vif et Varces et la promenade Thiervoz depuis Pont de Claix et Varces. Pour afficher la carte des secteurs accessibles, cliquez sur l’image ci dessous.

Accessibilité